Il y a un moment que presque toutes les entrepreneures connaissent. Vous tapez votre tarif. Vous l'effacez. Vous en écrivez un plus petit. Ce moment-là n'est pas anodin.

J'appelle ça le moment du devis. Ce court instant où vous avez calculé ce que vous vallez réellement — et où quelque chose en vous dit non. Ce n'est pas de la modestie. Ce n'est pas du réalisme. C'est de la honte.

La honte de la valeur

La honte n'est pas toujours spectaculaire. Elle peut se manifester très subtilement : la petite voix qui dit "Tu vaux vraiment ça ?" Le besoin de justifier longuement vos tarifs. L'inconfort physique quand quelqu'un vous demande votre prix. La tendance à offrir des réductions avant même qu'on vous les demande. Ces réactions ont une origine — souvent dans l'enfance, dans la famille, dans la culture dans laquelle vous avez grandi.

Ce que les femmes ont appris sur l'argent

Pendant des siècles, les femmes ont eu un rapport à l'argent fondamentalement différent des hommes. Pas parce qu'elles étaient moins capables — parce qu'elles n'y avaient pas accès. Ces modèles culturels ne s'effacent pas en une génération. Ils continuent de se transmettre dans les attitudes, les silences, les injonctions implicites que nous recevons encore aujourd'hui.

"Une femme qui parle d'argent, ça fait vulgaire." "Sois reconnaissante de ce qu'on te donne." "Ne te vante pas."

Le courage vient après la libération

On nous dit souvent qu'il faut être courageuse pour augmenter ses tarifs. Que c'est une question de mindset. Ce n'est pas faux. Mais c'est incomplet. J'ai vu des femmes essayer d'être courageuses pendant des années — et continuer à s'auto-saboter malgré elles. Parce que le courage seul ne suffit pas quand le programme de fond dit encore "tu ne mérites pas."

Le vrai travail, c'est de libérer ce programme. Et alors, le courage vient naturellement. Pas comme un effort — comme une évidence. C'est la différence entre forcer et se libérer.

Où commencer ?

Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire, voici quelques questions à vous poser : Quel est le tarif que vous oseriez demander si vous n'aviez aucune peur du regard des autres ? Quelle phrase avez-vous entendue dans votre enfance sur l'argent ou la réussite ? Qu'est-ce que vous vous interdisez encore — et pourquoi ?

Si vous souhaitez travailler ce sujet en profondeur, je propose des accompagnements individuels. Le prochain atelier — Le Code Corps, argent et ancrage somatique — arrive en juillet.

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