Le rejet, l'abandon, l'humiliation, la trahison, l'injustice. Vous avez peut-être déjà entendu ces mots. Mais la vraie question n'est pas : "laquelle j'ai ?" C'est : "laquelle je nie ?"
Lise Bourbeau a mis des mots sur quelque chose que des millions de personnes reconnaissent immédiatement : nous portons toutes une blessure fondamentale. Une blessure qui s'est formée dans l'enfance, souvent avant l'âge de sept ans, et qui organise depuis lors notre façon d'aimer, de travailler, de nous défendre, de nous cacher.
Son livre Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même est devenu une référence. Et pourtant, il existe une erreur très commune dans la façon dont on l'utilise.
L'erreur la plus fréquente
Quand les gens découvrent les 5 blessures, ils font immédiatement quelque chose : ils s'identifient à l'une d'elles. "Moi c'est le rejet. Moi c'est l'abandon." Et ils laissent les autres de côté.
C'est une erreur. Parce que la blessure qu'on identifie facilement est rarement la plus profonde. La blessure la plus profonde, c'est celle qu'on ne voit pas — parce qu'on l'a déguisée si habilement en force, en caractère, en "c'est comme ça que je suis" qu'on ne la reconnaît plus.
La blessure qu'on nie est toujours la plus active.
Les 5 blessures — et leur masque
01 — Le rejet
La personne blessée par le rejet disparaît avant qu'on puisse la rejeter. Elle minimise sa présence, s'efface, ne prend pas de place. En surface, elle semble douce, discrète, facile à vivre. En dessous : une conviction profonde qu'elle n'a pas le droit d'exister pleinement.
02 — L'abandon
La personne blessée par l'abandon cherche constamment à être reliée. Elle a du mal à rester seule, à décider sans validation, à lâcher une relation même douloureuse. En surface, elle semble affectueuse et fidèle. En dessous : une peur panique que l'amour disparaisse.
03 — L'humiliation
La personne blessée par l'humiliation s'oublie pour ne pas déranger. Elle prend soin de tout le monde, se charge de trop, ne demande rien pour elle. En surface, elle semble généreuse et dévouée. En dessous : une honte profonde de ses propres besoins.
04 — La trahison
La personne blessée par la trahison contrôle — les situations, les autres, elle-même. Elle est fiable, organisée, forte. Elle ne délègue pas. En surface : une grande responsabilité. En dessous : une conviction que si elle lâche le contrôle, tout s'effondre et on la décevra.
05 — L'injustice
La personne blessée par l'injustice a des standards très élevés — pour elle-même avant tout. Elle est droite, juste, perfectionniste. Elle se coupe de ses émotions pour rester "objective". En surface : une grande intégrité. En dessous : une peur profonde d'être considérée comme mauvaise ou insuffisante.
La question qui change tout
Plutôt que de vous demander "quelle est ma blessure ?", je vous invite à vous poser cette question : quelle blessure me semble la moins évidente ? Laquelle j'aurais tendance à dire "ça, ce n'est pas moi" ?
Parce que ce "ce n'est pas moi" mérite qu'on s'y arrête. La défense la plus forte indique souvent la blessure la plus profonde — celle qu'on a si bien protégée qu'on ne la voit plus.
Ce n'est pas pour vous faire peur. C'est pour vous offrir quelque chose de précieux : la possibilité de vous rencontrer vraiment. Pas le personnage que vous avez construit pour survivre. Vous.
Le travail sur les blessures fondamentales est au cœur de mon accompagnement. Si vous voulez explorer la vôtre — celle que vous reconnaissez et celle que vous niez — je vous invite à un appel découverte offert.
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